
Les églises du haut moyen âge
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Grace aux travaux de Mr l’Abbé Loubès qui a dépouillé de nombreux actes notariés en latin
il a pu établir la présence d’un village disparu avec son église vouée à St Martin ,
au lieu dit bielho murtho dans le quartier de la Hitte au bord de la route de Gimbrède
Cette église est aussi mentionnée dans le testament d’Arnaud de Grossoles seigneur de Flamarens daté du 15 juillet 1536. Il veut si dieu lui en donne le loisir , bâtir un oratoire , ou petite chapelle au lieu dit St Martin où il y avait anciennement une église, sinon, veut que par son héritier soit bâtie une croix de pierre à l’image de Mr St Martin. Nous avons pu retrouver approximativement son emplacement sur le bord du plateau avec son cimetière attenant, au lieu dit peydarré où la charrue remontait souvent des ossements humains. La présence de cet ancien cimetière était d’ailleurs attestée par la tradition orale .qui dit que le village de Flamarens s’étendait autrefois jusqu’ à Las Tapios où se situait le cimetière. Plusieurs tombes ont été mises à jour, toutes tournées vers l’est, ce cimetière semblait circonscrit par un fossé en V rempli de terre de boulbène mêlée de charbon de bois. Il pourrait s’agir des restes de constructions de terre crue . D’après l’Abbé Loubès inventeur du site, il est possible que las Tapies St Martin soit le vestige d’un village disparu probablement du haut moyen age. Les raisons de la disparition de ce village nous sont inconnues mais on peut penser à la misère des temps comme on disait alors , ou le regroupement de ses habitants sur Flamarens lui même.
La première Église St Saturnin et son cimetière. Dans un testament en latin de 1484 dépouillé par l’Abbé Loubès , un prêtre de Flamarens indique qu’il désire être enseveli ( “ in sacro cimetitério dicti loci de flamarenxis ubi solebat esse ecclésia anthica dicti loci ) “dans le saint cimetière du village de Flamarens où se trouvait l’église antique du dit lieu.”(1) Ce texte est très important, car on peut en déduire qu’ à cette date (1484) une église qui existait déjà dans le cimetière du village avait disparu , probablement très récemment puisque sa mémoire était évoquée. Ensuite l’expression église antique montre que l’église nouvelle existait déjà, du moins qu’elle était en service même si elle n’était pas entièrement terminée. Un autre testament légèrement plus tardif parle du “cimetière Saint Saturnin de Flamarens “. Nous sommes ici en présence d’une première église établie sur une motte artificielle , au point le plus élevé du site qui pourrait bien être en fait un lieu de culte antique christianisé comme on vient de le voir par la présence d’un oratoire au lieu dit Montjoie . Quoi qu’il en soit cette première église entourée d’un cimetière, a du constituer de bonne heure l’embryon d’une communauté , comme le laisseraient supposer les restes de céramiques anciennes et le puits mentionné plus haut qui n‘avait pas du être creusé là par hasard! était le centre de la vie du village, le clocher sonnait les évènements heureux et malheureux, les assemblées se tenaient dans l’église, mais en cas de danger les habitants venaient s’y réfugier. Cette église fortifiée peut être entourée de fL’église ossés, aurait pu être fondée par l’abbaye de Moissac pour l’accueil et la sécurité des pèlerins? Par ailleurs à l’époque où les moyens de communication étaient rares et précaires, le site de Flamarens était bien desservi on la vu avec les premiers chemins de crête et de pèlerinage ,il n’est pas interdit de penser que les possesseurs de la motte ont du inclure dans le choix du lieu, outre la protection des routes la perception des péages.
.L’église paroissiale du village actuel Face au château , l’église paroissiale actuelle ( ou ce qu’il en reste !) est une église orientée elle mesure 30 mètres de long sur 9 de large , une seule nef communicait avec les chapelles latérales par quatre arcades . Cette église semble marquée par le destin , elle a subi depuis son origine toute une série d”épreuves qui l’ont amenée à plusieurs reprises à l’état de ruine, la dernière étant l’époque actuelle puisque aujourd’hui les voûtes et la toiture s’étant effondrées en 1969 , il ne reste que les quatre murs ! Dédiée à St Saturnin, elle a du faire suite à la première église ci-dessus, qui était située au milieu du cimetière actuel .Nous ignorons les raisons de ce transfert, mais on peut supposer ,la ruine par suite de guerres, , le manque de place etc... Nombre de ces églises primitives se sont retrouvées isolées dans leur cimetière, les agglomérations naissantes ayant préféré la protection du château, elles ne seront supplantées que par l'église nouvellement construite à l'intérieur de l'enceinte, quand ce ne sera pas la chapelle castrale qui en fera office. Lorsque l'on examine l'appareillage des maçonneries on s'apperçoit qu'elle n'a pas été construite d'un seul get, mais qu'elle a été remaniée plusieurs fois à tel point qu'on a du mal a relever les périodes de construction; sa longue histoire doit se retrouver sur les murs ! Pour essayer d’y voir plus clair nous allons essayer avec l’aide des documents existants de relever les différentes périodes de construction. En commençant par la plus récente, et en remontant dans le temps: -de 1985 à 1988 l’association “Les Amis de Flamarens “dont le but est la sauvegarde du site avait pu avec l’aide de subventions de l’état et de quelques fonds grappillés auprès d’autres associations, Association pour la sauvegarde de l’Art français, Conseil Général , Antenne 2, Crédit Agricole etc...engager des travaux dont le montant s’est élevé à six cent mille francs environ Ces travaux ont porté essentiellement sur la réfection des parties hautes des murs nord et est ainsi que la couverture du choeur en 1985. En 1986 une nouvelle tranche de travaux ont permis la réfection du clocher et la remise en marche des cloches. La commune n’ayant pas les moyens ni la volonté suffisante les travaux n’ont pas pu être poursuivis. Il faut dire que cette église a toujours eu besoin de réparations,: En 1660 les réparations étaient déjà indispensables, une poutre était tombée du toit un quart d'heure après la fin de la messe! .Après forces discussions entre les consuls et l’évêque (personne voulait payer !), l’adjudication des travaux est enfin passée le 14 novembre 1662 entre l’évêque de Lectoure et les sieurs Béar et Moussaron , maîtres charpentiers, lesquels s’engagent :( 3) à ressuivre toute la couverture, fournir une ventrière de longueur de cinq canes, cinq chevrons et arbalétriers le tout de bois de chêne, cinq fais de latte feuille, deux milliers de clous latade, trois livres de feuilles de fer, dix charges de chaux et vingt quatre de sable de rivière et rendre la dite couverture bien et dignement réparée, le tout pour le prix et somme de 92 livres.
En 1889 l‘Abbé Cazauran au cours d‘une visite pastorale, décrit l‘intérieur de l‘église “une seule nef sous un mauvais lambris en bois, au fond église peu harmonieuse qui demanderait de grosses réparations!”
A la suite de cette visite , les membres de la Fabrique décident d’engager des travaux pour reconstituer une voûte sur croisée d’ogives supportée par des piliers latéraux. Après bien des déboires auprès de l’entrepreneur , de l’administration etc...les travaux sont terminés et la réception définitive est prononcée le 22 avril 1898 .
La restauration totale aura coûté 7733 francs et 70 centimes ! ( 4 )
Malheureusement cette restauration, fort belle au demeurant ne sera pas de longue durée, réalisée à l’économie sur un terrain difficile par un maître d’œuvre et un entrepreneur aux compétences douteuses, ajouté à un manque total d’entretien, ne pouvaient qu’amener la ruine totale de l’édifice, qui n’aura duré qu’une soixantaine d’années.
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1. anceldetection Le 06/02/2008 à 16:25
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